jeudi 28 février 2013

Tableau blanc interactif

        Cette semaine pour la rédaction du billet, nous avions comme mandat d’approfondir le sujet des tableaux blancs interactifs (TBI). Personnellement, je pense que cet outil est pertinent lorsque l’enseignant l’utilise à bon escient, mais ne l’est pas s’il ne l’utilise qu’à des fins de divertissement. Cela fait un lien avec ce que nous avions vu en classe, c’est-à-dire que l’utilisation des TIC doit apporter un apport à l’enseignement. Pour nous aider à approfondir nos connaissances sur le TBI et nous aider à remplir notre mandat, notre enseignant nous a suggéré de lire deux articles. Après avoir lu ces articles, les croyances que j’avais sont encore plus renforcées…  
 
        La lecture du premier article de Raphaëlle Élément et Félix Tremblay, deux jeunes étudiants de la deuxième année du secondaire, m’a fait grandement réfléchir. En effet, je trouvais qu’ils avaient une maturité incroyable compte tenu de leur âge.
Les constats que l’on peut faire?
  • Le premier constat : les enseignants n’utilisent pas le tableau blanc à bon escient, ne sont pas assez « qualifiés » pour l’utiliser et ils n’impliquent pas assez les élèves quand vient le temps de l’utiliser.
  • Le deuxième constat : l’argent investi par le gouvernement dans ce soi-disant « merveilleux projet » aurait pu être investi autre part comme dans la rénovation des écoles, un projet contre la lutte pour le décrochage scolaire, l’augmentation des ressources offertes aux élèves, etc.

        Pour reprendre l’idée du deuxième constat présenté ci-haut, une phrase écrite par les élèves m’a complètement abasourdie… « Il faut être complètement déconnecté de la réalité présente dans les maisons d'éducation québécoises pour croire qu'on réglera ce problème [le décrochage scolaire] en mettant «une grosse bébelle» devant les élèves. » En lisant l’article, je pouvais parfaitement comprendre leur point de vue. Il va sans dire que le problème du décrochage scolaire est de plus en plus présent dans notre société et que monsieur Charest, en pensant que les TBI allaient participer à lutter contre ce problème, était pour ainsi dire « déconnecté ».
 
        Cependant, je crois qu’il faut voir aussi les avantages du TBI lorsqu’il est utilisé à bon escient. Ce n’est pas avec cette « grosse bébelle » que nous allons lutter contre le décrochage, mais je crois que cet outil peut favoriser la participation des élèves et peut-être même augmenter leur motivation. 
 
        En ce sens, le deuxième article écrit par madame Mélissa Bricault, conseillère pédagogique en intégration des TIC à la Commission scolaire de la Seigneurie-de-Mille-Îles, et animatrice Récit et monsieur Marc-Antoine Parent, secrétaire technologique du GTN-Québec, nous présentait d’une part les avantages qu’un enseignant de mathématique, de sciences et de technologie au secondaire (monsieur Guillaume Pelletier) voyait à utiliser le TBI en salle de classe, et d’autre part, les résultats d’une recherche faite par madame Mônica Macedo-Rouet, doctorante en sciences de l’information et de la communication. 
 
        J'ai trouvé cet article très intéressant, car il m’a permis de mieux comprendre l’outil que représente le TBI. Grâce à cet article, j’ai pu découvrir quelques ressources en lignes et logiciels pouvant être exploités en classe avec le TBI (encyclopédies en ligne et logiciels Phet et Phun).
 
        Bref, comme vous avez pu le constater dans ce billet, mon opinion reste la même… Le TBI est un outil formidable lorsqu’il est utilisé à bon escient et qu’il apporte une valeur ajoutée à l’enseignement, sinon, l’argent investi dans ce projet de grande envergure n’en vaut pas la peine et devrait être investi ailleurs.

 

mercredi 20 février 2013

La différenciation pédagogique

        Cette semaine pour mon billet, j’ai choisi de parler d’un sujet particulièrement important, c’est-à-dire la différenciation pédagogique. Personnellement, je pense que tout élève est capable d’apprendre si les conditions dans lesquelles il est sont appropriées. Sinon, je crois aussi que l’école est responsable des résultats des élèves, si les résultats sont mauvais, il est dans la responsabilité de l’enseignante de se questionner sur ce qu’elle pourrait faire pour améliorer la situation. Un des meilleurs modèles à prendre en compte dans ce genre de situation est sans aucun doute le modèle écosystémique développé par Bronfenbrenner en 1979. Il s’agit d’un modèle centré sur la personne.

 
        Pour assurer la réussite scolaire des élèves, il est important de reconnaître le caractère individuel de l’apprentissage. En effet, il n’y a pas deux personnes qui progressent à la même vitesse, qui soient prêtes à apprendre en même temps, qui utilisent les mêmes techniques d’étude, qui résolvent les problèmes de la même manière, qui agissent de la même façon, qui ont les mêmes champs d’intérêt, qui soient motivées à atteindre les mêmes buts, etc. (AEFO, 2007). En ce sens, la différenciation pédagogique prend tout son sens. En considérant que l’apprentissage diffère d’un individu à l’autre, l’enseignante favorise l’apprentissage et le plein développement de l’élève.
 
Selon les spécialistes…
 
Et les TIC dans tout ça?
        Les TIC peuvent être un apport important dans la différenciation pédagogique. En effet, le texte de madame Maud Bibeau publié en 2011 nous informe sur les fonctions de quelques logiciels ainsi que leur utilité en différenciation pédagogique. En tant que future enseignante, je crois qu’il est important d’être informé des différents logiciels mis à notre disposition. Pour ma part, à l’exception de WordQ et d’Antidote, je ne connaissais pas d’autre logiciel. Nos connaissances sont souvent limitées par les expériences que l’on vit ou les connaissances que l’on acquiert à l’Université ou en situation de stage. Le texte de madame Bibeau m’a ouvert les yeux sur la diversité s’offrant à nous.

 
        En faisant quelques recherches, j’ai trouvé un article publié par monsieur Robert Bibeau. Ce texte illustre bien comment l’utilisation des TIC en classe peut contribuer à l’amélioration des résultats scolaires des élèves. De plus, il propose trois approches pédagogiques et trois usages différenciés des TIC.

 
        Bref, je pense que l’utilisation des TIC en différenciation pédagogique peut grandement aider les élèves dans leur apprentissage, et ce, peu importe qu’ils soient au régulier ou en adaptation scolaire. Par contre, il est important de comprendre que lorsque l’on parle de l’utilisation d’une assistance technologique pour un élève HDAA, il faut que l’outil soit utilisé « en vue de [lui] faciliter ou [l’aider à] réaliser une tâche qu’il ne [pourrait] accomplir ou difficilement accomplir sans cette aide » (MELS, 2011). Ainsi, le choix de cet outil d’aide technologique s’avère très important. « [Il] doit correspondre au moyen le plus adéquat ou le plus approprié pour actualiser le besoin de l’élève » (MELS, 2011).    


Références

·         AEFO. (2007). À l’écoute de chaque élève grâce à la différenciation pédagogique. Récupéré le 19 février 2013 de http://www.edu.gov.on.ca/fre/teachers/studentsuccess/a_ecoutepartie1.pdf

·         Bibeau, M. (2011). La différenciation pédagogique en questions au primaire. Récupéré le 19 février 2013 de https://studium.umontreal.ca/mod/resource/view.php?id=322039

·         Bibeau, R. (2008). Les technologies de l’information et de la communication peuvent contribuer à améliorer les résultats scolaires des élèves. Récupéré le 19 février 2013 de http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/146/index.asp?page=TIC

·         MELS. (2009) Le processus d’identification des aides technologiques appropriés aux besoins d’apprentissage de l’élève handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). Récupéré le 19 février 2013 de http://www.mels.gouv.qc.ca/dgfj/das/soutienetacc/processus.html

mercredi 13 février 2013

Qu’est-ce qu’alloprof?

        Cette semaine, j’ai décidé de présenter un site particulièrement intéressant non seulement pour les élèves, mais pour les enseignants aussi. Il s’agit du site Allô prof. C’est en 1996 qu’Allô prof a vu le jour. « Allô prof est un organisme de bienfaisance soutenant la persévérance scolaire qui a pour mission de fournir gratuitement de l’aide aux devoirs à tous les élèves du Québec et à leurs parents. »[1] Allô prof est constitué d’une dizaine d’organismes provenant du milieu de l’éducation, tels que l’association des cadres scolaires du Québec, l’association des directeurs généraux des commissions scolaires du Québec, la commission scolaire de Montréal, la fédération des comités de parents du Québec, etc. Pour appuyer sa mission, Allô prof met à la disposition des élèves un service téléphonique et des services en ligne qui implique des personnes qualifiées pour répondre aux questions des élèves.
 
        Personnellement, cela fait déjà quelques années que je connais le site Allô prof et je trouve qu’il est très aidant. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’utiliser ce site pour obtenir moi-même de l’aide ou pour obtenir rapidement des informations pour mieux enseigner une notion. Sur le site, nous retrouvons plusieurs onglets soit aide téléphonique, cyberclasses, forums, bibliothèque virtuelle, capsules vidéo, exercices et jeux. Chacun de ses onglets nous permet d’accéder à divers contenus adaptés aux besoins des élèves.
 
        Lors de mon dernier stage, mes élèves utilisaient beaucoup le site Allô prof. En effet, ils allaient sur l’ordinateur pour écouter des capsules vidéo ou tout simplement pour lire les explications sur une notion en particulier.
 
        Pour mon troisième stage, j’étais dans une classe multi niveaux allant de la première secondaire à la cinquième secondaire. Comme il m’était impossible de maitriser le contenu de chacune des matières de chacun des niveaux, j’ai eu recours au site Allô prof. Je me souviens d’une situation en particulier, dans laquelle une de mes élèves ne comprenait pas le balancement d’une équation chimique. Lorsqu’elle est venue me voir pour obtenir des explications, j’étais totalement paniquée! J’ai d’abord lu l’explication dans le manuel, mais je ne comprenais toujours pas. Après plusieurs tentatives de ma part, je me suis dirigée vers l’ordinateur et j’ai été consulté le site Allô prof. Ouff! Quel soulagement j’ai eu lorsque j’ai vu qu’il y avait des explications et une capsule vidéo! J’ai écouté la vidéo avec mon élève et finalement, nous avons réussi à faire l’exercice.
 
        Bref, je pense que le site d’Allô prof peut s’avérer très pratique non seulement pour les élèves, mais aussi pour nous qui sommes de futures enseignantes. Parfois, nous sommes confrontés à une situation dans laquelle nous nous sentons dépourvus de moyen pour aider nos élèves, mais il est important de se rappeler que certaines ressources existent. Dans ce billet, j’ai présenté le site d’Allô prof, mais il en existe plusieurs autres tels que le site http://www.millemerveilles.com/, le site http://atelier.on.ca/edu/core.cfm, le site http://www.enseignons.be/, le site http://www.ccdmd.qc.ca/fr/, etc. Malheureusement, plusieurs sites qui étaient auparavant gratuits sont maintenant rendus payants.
 
 
 


[1] Allô prof. (1996). Présentation du projet. Repéré le 12 février 2013 de http://www.alloprof.qc.ca/a-propos.aspx

mercredi 6 février 2013

TPACK, un modèle fort intéressant!

       En 1997, Albert Bandura déclarait : « Les décisions pédagogiques prises par les enseignants sont influencées par leur propre croyance en leur capacité ». Cette affirmation m’a poussée à pousser ma réflexion plus loin. Est-ce vrai? Lorsque je planifie une activité, est-ce que je la planifie en fonction de mon sentiment de compétence? Jamais je ne m’étais arrêtée auparavant pour réfléchir à cela. Le visionnement de la vidéo *Un modèle pour mieux saisir l’intégration réussie des outils technologiques en salle de classe * m’a fait réaliser l’importance du modèle TPACK sur mon enseignement. En effet, selon ce modèle, les enseignants experts ne sont plus ceux qui peuvent mettre en commun leurs connaissances approfondies du sujet avec une profonde compréhension de ce qui est bon pour l’apprentissage des élèves, mais ceux qui peuvent rassembler leurs connaissances du sujet, ce qui est bon pour l’apprentissage des élèves ET la technologie. Par contre, il ne s’agit pas de simplement ajouter l’utilisation des TIC dans notre enseignement, il s’agit plutôt de réfléchir à la façon dont les TIC peuvent être utilisées pour facilité notre enseignement et soutenir et faciliter l’apprentissage des élèves.
 
       Dans la vidéo, monsieur Jason Abbitt avance des statistiques assez impressionnantes. Celui-ci affirme que l’acquisition de savoirs technologiques compte pour 18% dans la variance du sentiment d’efficacité personnel. On peut comprendre que c’est bien peu… Le modèle TPACK, pour sa part, compte pour 63% de cette variance. Il s’agit d’une augmentation de 45%!
 
       En tant que future enseignante, je crois que de telles recherches sont importantes, surtout lorsque l’on considère que l’intégration des TIC en classe est un sujet d’actualité. Cette recherche m’a permis de comprendre davantage les activités que l’on fait dans le cadre du cours de TIC et adaptation scolaire. Il s’agit d’augmenter nos savoirs technologiques, mais aussi de nous conscientiser à la façon dont chacun de ses savoirs peuvent être intégré et utilisé en classe.
 
       Voici une autre vidéo publiée par madame Cynthia Ouellette qui nous propose une formation d’accompagnement à l’intégration des TIC en salle de classe. Je vous suggère d’aller télécharger la fiche de soutien au développement de la compétence à l’intégration des outils TIC en classe et le document de travail collaboratif pour la formation. Ces documents sont disponibles sur le site : http://www.projetintegrateur.qc.ca/salle-des-profs/2012/04/27/accompagner-des-enseignants-a-lintegration-des-tic-en-classe/