Cette semaine pour la rédaction du
billet, nous avions comme mandat d’approfondir le sujet des tableaux blancs
interactifs (TBI). Personnellement, je pense que cet outil est pertinent
lorsque l’enseignant l’utilise à bon escient, mais ne l’est pas s’il ne
l’utilise qu’à des fins de divertissement. Cela fait un lien avec ce que nous
avions vu en classe, c’est-à-dire que l’utilisation des TIC doit apporter un
apport à l’enseignement. Pour nous aider à approfondir nos connaissances sur le
TBI et nous aider à remplir notre mandat, notre enseignant nous a suggéré de
lire deux articles. Après avoir lu ces articles, les croyances que j’avais sont
encore plus renforcées…
La lecture du premier article de Raphaëlle
Élément et Félix Tremblay, deux jeunes étudiants de la deuxième année du
secondaire, m’a fait grandement réfléchir. En effet, je trouvais qu’ils avaient
une maturité incroyable compte tenu de leur âge.
Les
constats que l’on peut faire?
- Le premier constat : les enseignants n’utilisent pas le tableau blanc à bon escient, ne sont pas assez « qualifiés » pour l’utiliser et ils n’impliquent pas assez les élèves quand vient le temps de l’utiliser.
- Le deuxième constat : l’argent investi par le gouvernement dans ce soi-disant « merveilleux projet » aurait pu être investi autre part comme dans la rénovation des écoles, un projet contre la lutte pour le décrochage scolaire, l’augmentation des ressources offertes aux élèves, etc.
Pour reprendre l’idée du deuxième
constat présenté ci-haut, une phrase écrite par les élèves m’a complètement
abasourdie… « Il
faut être complètement déconnecté de la réalité présente dans les maisons
d'éducation québécoises pour croire qu'on réglera ce problème [le décrochage
scolaire] en mettant «une grosse bébelle» devant les élèves. » En lisant l’article, je pouvais parfaitement comprendre
leur point de vue. Il va sans dire que le problème du décrochage scolaire est
de plus en plus présent dans notre société et que monsieur Charest, en pensant
que les TBI allaient participer à lutter contre ce problème, était pour ainsi
dire « déconnecté ».
Cependant, je
crois qu’il faut voir aussi les avantages du TBI lorsqu’il est utilisé à bon
escient. Ce n’est pas avec cette « grosse bébelle » que nous allons
lutter contre le décrochage, mais je crois que cet outil peut favoriser la participation
des élèves et peut-être même augmenter leur motivation.
En ce sens, le
deuxième article écrit par madame Mélissa Bricault, conseillère pédagogique en
intégration des TIC à la Commission scolaire de la Seigneurie-de-Mille-Îles, et
animatrice Récit et monsieur Marc-Antoine Parent, secrétaire technologique du
GTN-Québec, nous présentait d’une part les avantages qu’un enseignant de
mathématique, de sciences et de technologie au secondaire (monsieur Guillaume
Pelletier) voyait à utiliser le TBI en salle de classe, et d’autre part, les
résultats d’une recherche faite par madame Mônica Macedo-Rouet, doctorante en
sciences de l’information et de la communication.
J'ai trouvé
cet article très intéressant, car il m’a permis de mieux comprendre l’outil que
représente le TBI. Grâce à cet article, j’ai pu découvrir quelques ressources
en lignes et logiciels pouvant être exploités en classe avec le TBI (encyclopédies
en ligne et logiciels Phet et Phun).
Bref, comme
vous avez pu le constater dans ce billet, mon opinion reste la même… Le TBI est
un outil formidable lorsqu’il est utilisé à bon escient et qu’il apporte une
valeur ajoutée à l’enseignement, sinon, l’argent investi dans ce projet de
grande envergure n’en vaut pas la peine et devrait être investi ailleurs.
